Comment je célèbre un deuil

En dansant la macarena ! 😅

Mes deuils

Je n’ai jamais trop pleuré lorsqu’une personne décédait dans mon entourage, je n’en ressentais pas le besoin.

En fait, je réprimais mes émotions. Ne pas pleurer est souvent le signe d’un deuil non fait.

J’ai constaté chez mes consultants que certains syndromes physiques étaient issus de deuils non effectués.

Et moi aussi ! J’avais une boule au ventre, car je n’avais pas digéré la mort de mes proches.

La mort

Avant, j’avais peur de la mort ☠️ En Occident, elle demeure un thème sensible et tabou.

Alors que dans de nombreuses cultures traditionnelles, elle est considérée comme :

  • Le passage d’un monde à un autre.
  • Un retour aux sources.
  • Une célébration.

D’un point de vue spirituel, si le corps physique retourne à la terre, l’esprit subsiste.

La frontière entre le monde des morts et celui des vivants est plus perméable que ce que l’on pense.

Les obsèques

En France, les obsèques sont généralement conduites par l’église catholique.

Je suis convaincu de l’importance du rite funéraire, pour aider les proches à tourner la page.

Toutefois, avant je pensais que l’enterrement suffisait.

Maintenant, je pense que les funérailles sont juste une étape.

Mon deuil est un processus intime et conscient, qui chez moi dure plusieurs semaines.

Les émotions

Il est naturel de ressentir des émotions à la perte d’un être cher, et de les exprimer.

Ce n’était pas évident pour moi auparavant.

Maintenant, je ressens le besoin de pleurer régulièrement durant la durée du recueillement.

C’est ok d’être triste et de verser des larmes 😢

Si tu ne ressens rien, tu peux te demander si tu ne censures pas tes larmes ou tes émotions.

Maladies

Plusieurs symptômes physiques peuvent être en lien avec un deuil non fait, en particulier :

  • Œdème.
  • Affections pulmonaires.
  • Sécheresse oculaire.
  • Troubles cutanés.

Symboliquement, c’est souvent lié à l’excès de larmes coincées dans le corps.

Cérémonie enterrement

Comment je vis mon deuil ?

Merci à mon amie Liliane – en formation pour devenir thanadoula et accompagnatrice du deuil – qui m’a permis d’identifier mes besoins.

En cas de décès

Lors d’un décès, en plus d’accepter mes émotions, j’allume une bougie.

Le but est d’accompagner spirituellement le décédé vers la lumière.

Avant, j’allumais des neuvaines chez moi, mais la fumée me donnait mal à la gorge.

Désormais, j’allume un cierge énergétiquement dans un coin chez moi (je fais comme s’il y avait vraiment une bougie).

Régulièrement, je prends du temps pour envoyer mes pensées au défunt et me recueillir.

D’après mon expérience, les décédés apprécient grandement cette aide.

Pour les deuils non complétés

J’ai dressé la liste de tous les décès qui m’ont affecté dans ma vie, et j’ai ressenti si j’avais besoin de reprendre le deuil ou non. La réponse a été « oui » pour la plupart.

Alors j’ai allumé ma bougie et j’ai célébré le deuil en conscience, des années plus tard.

Cela ne consiste pas seulement à dire au revoir et pleurer, mais également à :

  • Pacifier les blessures émotionnelles en lien avec la personne.
  • Pardonner.
  • Remercier.
  • Couper les liens énergétiques qui ne sont plus nécessaires.

Après plusieurs semaines, j’ai ressenti que j’étais à nouveau à l’équilibre, alors j’ai éteint la bougie avec gratitude 🙏

En auto-hypnose j’ai vu 2 anges qui m’ont pris par les épaules, et m’ont mené devant ma marraine. Elle rayonnait de lumière. Elle m’a dit qu’elle était bien arrivée, et m’a remercié. Cela m’a ému.

Cérémonie

Pour certains décédés – en particulier les vies interrompues avant terme (avortement, fausse couche) – j’ai ressenti le besoin d’une cérémonie.

Ou bien si les funérailles me semblent incomplètes.

La cérémonie répond à MES besoins, je fais ça pour moi.

Elle se déroule en plusieurs étapes, correspondant au cycle de l’incarnation :

  1. Laisser naître.
  2. Donner un prénom (baptiser).
  3. Laisser traverser (passage vers le monde des défunts).

Pour ma jumelle manquante, j’ai repris le rituel de Takiwasi, qui consiste à modeler une figurine à base de terre, avant de l’inhumer.

Éléments importants d’une cérémonie

  • Me demander : « Pourquoi j’ai besoin d’une cérémonie ? »
  • Me faire accompagner par un·e professionnel·le, si j’en ressens le besoin.
  • Informer l’autre parent (dans le cas d’un enfant), sans l’obliger à participer.
  • Me laisser guider pour le lieu, idéalement dans la nature.
  • Identifier les étapes de la cérémonie (discours, chants, célébration, etc.)
  • Inclure les 4 éléments (eau, feu, air, terre).

Accompagnement

Lors d’un deuil ou d’une cérémonie, je ressens l’énergie du défunt qui m’accompagne.

C’est son esprit qui me guide vers le lieu de la cérémonie ou les étapes nécessaires.

Certaines endeuillés peuvent ressentir le besoin d’être accompagnés par un·e professionnel·le du deuil.

Il y a un livre que je recommande pour ceux et celles qui ne comprennent pas la disparition de leur proche : « Suis ton Âme, elle connaît le chemin« .

Un accompagnement subtil peut aussi convenir.

Personnellement, je sollicite le crocodile, qui m’aide à évacuer la tristesse enfouie.

Récapitulatif

Comment je célèbre un deuil ?

  • En prenant conscience qu’il s’agit d’un besoin primaire, souvent négligé dans la culture occidentale.
  • En acceptant mes émotions.
  • En me laissant guider jusqu’à l’apaisement.

Il ne s’agit pas de chasser ou d’oublier le mort. Il ou elle reste là, mais d’une façon différente.

C’est la mutation d’une relation physique vers une relation subtile.

Auteur

Je suis Geoffrey, thérapeute émotionnel. Je peux t’aider à prendre conscience de tes deuils non célébrés, à te réparer émotionnellement, et à retrouver la paix intérieure.

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