Suite à une vision d’Amma lors d’une cérémonie de jurema, j’ai visité l’ashram en juin 2023 pendant 10 jours.
Voilà 7 raisons d’y séjourner…
8 si on compte la mystérieuse éléphante aux pouvoirs surnaturels ! 🐘✨
Amma
Amma est visible tous les jours dans l’ashram.
C’est un avatar, c’est-à-dire l’incarnation d’un être déjà éveillé, sur Terre pour accompagner l’humanité – au même titre que Jésus ou Jeanne d’Arc.
Née en 1953 avec le sourire dans un modeste village de pêcheurs, elle démontre dès le plus jeune âge des capacités surnaturelles.
Elle chante son amour pour Dieu, et entre en méditation profonde durant des heures, au grand dam de sa famille.

À l’âge de 22 ans, elle réalise deux miracles :
- Elle prend l’apparence de Krishna.
- Elle change l’eau en lait, puis en dessert sucré devant plus de 1000 personnes. Bien qu’il n’y ait qu’un pot, la quantité de nourriture est suffisante pour nourrir toute la foule.
Suite à ces évènements, sa renommée s’étend à toute l’Inde. Elle devient gourou. En 1978, ses disciples la baptisent Mata Amritanandamayi – mère de l’extase éternelle – puis entreprennent la construction d’Amrita.
Taux vibratoire
L’ashram Amritapuri est situé sur le lieu de naissance d’Amma, dans le Kerala, un état d’Inde du Sud.
Il s’agit d’une péninsule aux énergies naturellement élevées favorisant l’introspection.
De plus, la présence sur les lieux d’Amma réhausse drastiquement le taux vibratoire.
Auto-réparation
Du fait de ce rythme vibratoire exceptionnel, l’auto-réparation est favorisée.
Lors du darshan (le fameux câlin d’Amma), les larmes sont fréquentes. Des blocages émotionnels, énergétiques et spirituels sont dissous dans l’amour divin.
Dans l’ashram, de nombreuses personnes sont submergés par les émotions sans savoir pourquoi.
J’ai reçu 2 darshans, un à l’arrivée et un au départ. Dans les 2 cas, j’ai senti une montée d’émotions juste après, et je suis allé pleurer dans ma chambre..
Amour inconditionnel
Amma est l’un des rares êtres humains vivants à offrir presque uniquement de l’amour inconditionnel.
Elle câline chaque personne comme son enfant, peu importe l’âge, le sexe ou la couleur de peau.
Lorsqu’elle était adolescente, Amma donnait déjà des câlins à ceux qui venaient la voir, y compris les hommes, ce qui était mal perçu par la société indienne. Ses parents décidèrent de lui allouer un espace près de la maison familiale pour donner le darshan. Ce lieu est encore visible aujourd’hui.
Recevoir le darshan est une authentique expérience d’amour pur, ce à quoi nous ne sommes pas habitués.

Sagesse
Au titre de sa mission d’aide à l’humanité, Mata Amritanandamayi nous livre des enseignements spirituels lumineux chaque jour.
Rattachée à la religion hindouiste, elle se distingue toutefois par son message universel.
Amma nous invite à l’introspection, comme voie privilégiée d’éveil.
Ainsi, il est possible d’être complètement présent, et de rayonner l’amour, la joie et la compassion.
Méditation
L’ashram d’Amritapuri est un lieu privilégié pour méditer.
Chaque jour, les adeptes se réunissent en présence d’Amma pour une méditation commune. Personnellement j’ai surtout médité dans ma chambre.
Des cours de méditation sont également proposés.
Tout est fait pour nous encourager à plonger à l’intérieur de soi.
C’est là que j’ai commencé à apprécier la méditation, auparavant ça m’ennuyait profondément ! 😴😅
Vie en communauté
2000 personnes en moyenne sont présentes dans la communauté spirituelle, dont environ 1500 Indiens et 500 occidentaux. Les chiffres varient en fonction des saisons.
Les repas sont communs et offrent l’occasion d’un partage.
Dans ce monastère à l’organisation exemplaire basé sur le volontariat, les chercheurs spirituels et les dévots se côtoient et s’entraident.
Certains vivent sur place en permanence, d’autres viennent passer quelques jours ou mois.
Je me suis porté volontaire pour aider chaque jour dans un jardin.

Récapitulatif
Comment s’est déroulé mon séjour à l’ashram d’Amma ?
J’en ai profité pour m’offrir du repos, après mon intense cure ayurvédique.
Amma, avec ses câlins, m’a offert l’expérience rare d’un amour sans réserve.
Je me suis profondément réparé intérieurement.
Je recommande cette opportunité à tous ceux en cours d’éveil spirituel.
Om namah shivaya !

Merci de ne pas cautionner les pratiques d’une personne qui maltraite son éléphante et donc d’avertir vos lectrices et lecteurs de ne pas se rendre dans cet ashram.
Avant de juger, il est préférable d’avoir toutes les données.
Cette personne soit-disant bienveillante garde un éléphant enchaîné. C’est de la maltraitance animale.
Bonjour Nathalie,
Plutôt que de juger Amma qui a ses raisons, je t’invite à écouter les émotions que cela réveille en toi.
L’extérieur est souvent un miroir de mon intérieur.
Par exemple, si je suis outrée qu’un éléphant soit enchaîné, c’est peut-être parce que j’ai enchaîné mon enfant intérieur.
Nos émotions nous informent d’un manque d’harmonie interne, ou bien que nous refusons ce qui est.
Bonjour Geoffrey,
Je viens de voir le reportage de Vakita. L’enfermement de l’éléphante m’a étonné, semblant paradoxal avec le message connu d’Amma. J’ai lu votre commentaire précèdent et je suis d’accord avec ce principe : l’extérieur qui nous bouleverse est le reflet de notre intériorité.
Est-ce pour cet effet miroir que l’éléphante est là ? Avez vous « toutes les données » qui expliqueraient sa présence et son enfermement s’il vous plait ? Je ne trouve pas d’informations à ce propos.
Rationnellement parlant, les conditions de vie de cet animal, que l’on peut ici qualifier de maltraites (au vue du comportement de l’animal plus que de ses chaines) , sont contraires à la bienveillance et à l’amour inconditionnelle qu’Amma prône. C’est un fait qui n’a rien d’émotionnel. Comment qualifierai t’on une personne, ici en France, qui traiterait un animal de cette façon pour, selon certains retours, « faire la leçon » aux humains ?
La barrière culturelle peut-être un frein à la compréhension de la présence de cet éléphant pour nous, occidentaux. Mais je crois que la bienveillance et l’amour dépasse ces barrières et qu’un être « éveillé » ne ferait pas souffrir un être aussi vivant qu’intelligent pour ce qui servirait aux humains de leçon.
Avec plaisir de lire en retour vos propos qui pourront m’éclairer à un autre point de vue.
Bonjour Flor 🌞
C’est tout un sujet. Non je n’ai pas toutes les données, je pense que seule Amma les connait.
Certes l’éléphante est loin d’avoir des conditions de vie idéales.
Nous tentons de comprendre une situation complexe à travers notre prisme limité.
Ce que je sais c’est :
– qu’elle a été offerte à Amma.
– que ce n’est pas une éléphante comme les autres, qu’elle a un rôle spirituel au sein de l’ashram.
– que c’est une éléphante née en captivité, qui ne peut pas rejoindre un espace naturel ou un groupe.
– que ses conditions de vie réveillent beaucoup d’émotions.
Ma suggestion serait en premier lieu d’accepter que je n’accepte pas cette situation, et ensuite d’accepter les émotions que cela réveille en moi.
Comme tous les » Êtres spirituels » , il y a souvent une tendance malsaine à un pouvoir sur autrui, tel que l’Eléphant pour Amma qui spirituellement donne l’impression de maîtriser le divin Ganesh ( avec l’éléphante). Mon mari portant le nom d’un Dieu Indien, connaissant cette culture si attirante, par leur silence mystique, nous fermons les yeux sur une violence certaine.
Pourquoi ne part-elle pas donner cet amour à son peuple qui en a besoin…Le tourisme est bien plus intéressant financièrement.
Nous même nous favorisons cela , nous lui donnons énormément d’énergie par notre admiration mystique et nos câlins que nous lui donnons qui forment un égrégore infini.
Pour ma part, je préfère savourer cette immersion par un séjour moins basé sur l’argent et plus en rapport avec ce quotidien te que manger dans la rue
Amman est un.etre humain comme vous et moi
Oui, c’est vrai. Elle reste humaine avant tout, avec ses lumières et ses ombres. J’ai tendance à la mettre sur un piédestal.
Bonjour,
Si je comprends l’effet miroir que nous procure les émotions vis à vis d’une situation avec notre enfant intérieur.
Qu’en est-il de la souffrance que l’on ressens quand on voit les enfants de Gaza, les femmes privées de liberté en Afghanistan, les esclaves dans les usines, dans les mines, les SDF dans nos rues, hélas …=etc ? Et aussi les horreurs épouvantables et indignes commises sur les animaux ? C’est de la compassion et ces horreurs n’ont rien à voir avec notre enfant intérieur. C’est ma vision définitive.
Tous à notre petit niveau nous devons agir pour améliorer le sort des créatures malheureuses. Se dire que c’est notre enfant intérieur me semble bien…(désolée), me semble bien…pratique.
Cordialement,
C’est un excellent sujet de débat sur lequel je me questionne souvent, et je n’ai pas de réponse définitive.
Voilà ce que je pense actuellement : que les émotions que nous ressentons face à une situation de souffrance ou d’injustice nous montrent nos blessures.
C’est ce qu’enseignent les maîtres spirituels, dont Amma : lorsque quelque chose nous atteint, c’est une invitation à observer ce que cela réactive en nous : une blessure, une peur, un attachement, une attente. Chaque difficulté est une chance d’élargir la compassion et d’approfondir la paix intérieure.
Je pense que le monde pourra être en paix lorsque les êtres humains seront en paix, et cela commence par soi-même.
Le Bouddha enseigne que la souffrance naît des réactions intérieures : émotions, attachements, peurs. Face à une difficulté, il encourage l’observation de ce qui se passe en soi comme voie de libération.
Je ne sais pas pourquoi Amma maintient son éléphante dans ces conditions, et sur place j’ai moi aussi été ému de la voir ainsi.
Alors j’ai accepté la situation.
ACCEPTER NE VEUT PAS DIRE CAUTIONNER !
Bonjour à toutes et tous.
La présence d’une éléphante en captivité dans l’ashram d’Amma interroge profondément, notamment parce qu’elle semble contredire un message centré sur la compassion et la non-violence. Les conditions de vie de l’animal – souvent perçues comme contraignantes, voire assimilables à de la maltraitance – soulèvent une question éthique fondamentale : peut-on justifier la souffrance d’un être sensible au nom d’un rôle spirituel ?
Il est vrai que l’éléphante a été offerte à l’ashram, qu’elle est née en captivité et qu’elle ne pourrait être réintroduite dans la nature. Elle occupe également une fonction symbolique importante dans ce contexte religieux. Toutefois, ces éléments ne dissipent pas l’inconfort suscité par la vision d’un animal intelligent vivant dans des conditions loin d’être idéales.
Cette situation met en lumière deux aspects :
La souffrance animale difficilement acceptable quelles que soient les motivations spirituelles, et qui interpelle chacun sur sa responsabilité éthique.
Notre propre réaction émotionnelle, révélatrice de nos valeurs, de nos blessures ou d’une sensibilité profonde à l’injustice. Reconnaître ce que cela éveille en nous peut être engendrer de la lucidité et ouvrir une voie d’évolution intérieure, mais cela ne revient pas à excuser la souffrance infligée.
Il est possible d’adopter une attitude équilibrée : comprendre les complexités culturelles et religieuses, admettre nos limites d’observation, mais maintenir une exigence de bienveillance envers tous les êtres vivants. L’acceptation intérieure n’est pas la résignation ; elle permet au contraire d’agir de manière plus consciente et authentique.
Je pense que cette réflexion dépasse le cas de l’éléphante : elle rejoint toutes les situations où des êtres (humains ou animaux) subissent la souffrance et nous invite à faire preuve de compassion de lucidité et de responsabilité.
Merci Régis pour ce message très juste. Je suis d’accord, je vous suis reconnaissant d’avoir trouves les mots adéquats.