Les inquisiteurs, contrariés de ne pas avoir été conviés, punissent les participantes d’une fête underground 😄 (si tant est que l’on puisse faire une blague sur le sujet).
L’écriture de cet article fut canalisée, et diffère légèrement de la version historique.
Où se trouvent les grottes ?
Zugarramurdi est un petit village basque espagnol situé en Navarre dans les Pyrénées, près de la frontière française.
Il abrite plusieurs grottes karstiques peu profondes, traversées par un cours d’eau.
Les grottes de Zugarramurdi et d’Urdazubi sont célèbres pour leurs sorcières.

La chasse aux sorcières
La redoutable inquisition (qui ne mérite pas de majuscule) espagnole fut créée en 1478, et dura jusqu’en 1834.
Elle fit de nombreuses victimes et persécutés, au nom du catholicisme.
Le procès Zugarramurdi fut de mon point de vue l’un des plus retentissants de l’inquisition.
En 1610, plusieurs familles de la région furent accusées de sorcellerie et de pratiquer le sabbat.
Cette affaire fit au total 32 victimes :
- Brûlées sur le bûcher.
- Torturées à mort.
- Décédées en prison.
Elle fit grand bruit pour le peu sérieux des enquêtes, et les faux aveux obtenus sous la torture.
Qui étaient les persécutés ?
Au-delà de cette persécution de prétendues sorcières et sorciers, se cache une histoire de personnes normales et éveillées.
Les femmes furent particulièrement ciblées.
Héritières spirituelles des cathares, les habitantes de Zugarramurdi étaient tout simplement proches de la nature et ouvertes au subtil.
Elles ne s’adonnaient pas à une sexualité débridée.
Elles célébraient les cycles de la nature tels que la pleine lune ou le solstice d’été, et connaissaient les plantes médicinales.
Depuis toujours, les cavernes (où l’on trouve des vierges noires) sont des espaces symboliques d’introspection et de renaissance où les femmes sensibles aux énergies se rassemblent.
Elles pratiquaient la magie blanche, à l’opposé de la sorcellerie ou magie noire.

Pourquoi les femmes furent diabolisées ?
Depuis plusieurs millénaires en Occident, les sociétés matriarcales ont fait place aux sociétés patriarcales.
Les hommes ont pris le pouvoir, et ont soumis les femmes.
Les femmes revendiquant leur liberté ont subi violence et soumission.
Inconsciemment, l’homme sait le pouvoir de la femme, et son ego la perçoit comme une menace.
Nous avons perpétués ces schémas, solidement ancrés culturellement et religieusement.
L’injustice
Au nom de la lutte contre le paganisme et la sorcellerie, et particulièrement durant le règne de l’inquisition, de nombreux féminicides furent perpétués.
Soumises à la torture, les accusées avouèrent tous les torts imaginaires (souvent des fantasmes inavoués) de leurs persécuteurs.
Aujourd’hui, les femmes pansent les plaies de ces millénaires d’injustice et de violence.
La mémoire de ces nombreuses innocentes est progressivement réhabilitée.
De plus en plus, nous nous orientons vers la redécouverte du féminin et du masculin sacrés, présents en chacun de nous.

Conclusion
Quel est mon point de vue sur les sorcières des grottes de Zugarramurdi ?
Elles racontent l’histoire de femmes innocentes et libres, accusées à tort d’être des sorcières.
Le souvenir de cette mascarade nous invite à éveiller nos parts féminines et masculines.
